La crise de l’industrie automobile

La crise de l’industrie automobile

Véritable point noir à l’économie dans le monde, le COVID-19 n’a épargné aucun secteur. L’industrie automobile, plus gros secteur d’activité en France, a fortement été impacté par la crise du coronavirus. Pour faire face à ce désarroi, le gouvernement a mis en place un plan de soutien pour la filière automobile, en faveur des véhicules propres.

Le marché automobile en France

Entre mars et avril, nous avons pu assister à une véritable crise automobile. La totalité des usines de production automobile et concessions était à l’arrêt en Europe et 90 % de l’activité des fournisseurs stoppée.
Conséquence du confinement, la circulation automobile au point mort a provoqué une chute de la consommation de carburants. En France, on a pu observer une diminution de 80 % des ventes d’essence fin mars et de 75 % pour le diesel.
La vente de véhicules n’a pas non plus été épargnée par la crise automobile du coronavirus. C’est une baisse de 72 % des ventes de voitures neuves qui a été enregistrée et un chiffre quasi nul en avril.

Le plan de soutien à l’automobile

Face à cette crise automobile, le gouvernement a réagi en proposant un plan de soutien en faveur des véhicules propres. Le 3 avril 2020, un arrêté sur le rétrofit est paru au Journal Officiel en France, proposant des mesures de soutien au secteur de l’industrie automobile et à la valorisation des véhicules électriques.
Selon l’association des Acteurs de l’Industrie du Rétrofit Électrique (AIRE), “en cette période de crise sanitaire et économique liée au Covid-19, et au regard des répercussions sans précédent dans le secteur automobile, [cet arrêté] est un signe positif pour la relance de l’activité et l’environnement.”

Ce plan de soutien à la crise automobile propose des directions autour de 3 grands axes :

  • Le renouvellement des véhicules immatriculés en circulation en France par des véhicules propres

Le bonus écologique pour les particuliers, à l’achat d’un véhicule électrique est augmenté de 1000 euros ; le prime à la conversion pour les ménages modestes passe à 3000 euros pour l’achat d’un véhicule thermique et à 5000 euros pour une voiture électrique ou une hybride rechargeable. Les critères d’éligibilité pour la mise en destruction de votre ancienne voiture sont assouplis et le déploiement des bornes de recharge accéléré.

  • L’innovation et l’investissement dans la production des véhicules de demain

Un milliard d’euros vont être investis dans la modernisation et la numérisation des chaînes de production en faveur de la transformation écologique du secteur automobile de la façon suivante : un peu plus des deux tiers seront consacrés à consolider la filière, et le tiers restant sera réparti entre la modernisation de la production, la R&D et l’innovation.

  • Le soutien aux entreprises du secteur en difficulté et la protection des salariés

Une aide au développement des compétences est prévue afin de lutter contre la crise automobile. De plus, les coûts d’alternance et d’apprentissage pour les entreprises ont été réduits afin de favoriser l’insertion des plus jeunes.

De nombreuses autres mesures sont également citées dans ce plan de soutien que vous pouvez retrouver en intégralité sur le site du gouvernement economie.gouv.fr.